Hôtel Le Presbytère
Nous avons choisi cette adresse parce qu'elle tient dans une phrase que personne d'autre ne...
Paris compte un port de plaisance et presque personne ne le sait. Le bassin de l'Arsenal relie la Seine au canal Saint-Martin, entre la Bastille et le quai, et ses pontons alignent des bateaux au pied des platanes. Le boulevard Bourdon le longe sur toute sa longueur : c'est là, au numéro 7, que douze suites ouvrent sur l'eau par de larges baies vitrées. Le format n'est pas celui d'un hôtel classique. Chaque unité possède sa chambre, son séjour et sa cuisine équipée, et l'ensemble fonctionne comme une résidence discrète, avec réception permanente et services hôteliers. On y arrive pour deux nuits, on comprend vite qu'il en faudrait cinq.
D'abord parce que la vue est un vrai décor, et pas un argument de brochure : les mâts, l'eau, les promeneurs du quai, le mouvement lent des écluses. Ensuite parce que la surface change tout. Quarante mètres carrés pour la plus petite catégorie, cinquante pour la plus grande, avec séparation nette entre la nuit et le jour, là où un quatre-étoiles parisien du même quartier propose une chambre de vingt mètres carrés. Enfin parce que la maison reste petite. Douze clés, un accueil qui reconnaît les visages, et une clientèle d'habitués qui revient pour des séjours longs.
Le boulevard Bourdon tient le point de jonction de trois arrondissements, le 4e, le 11e et le 12e, ce qui en fait une base rare. La place de la Bastille et son opéra sont à sept minutes à pied, le Marais commence deux rues plus haut, l'île Saint-Louis se rejoint en un quart d'heure par les quais. La Coulée verte part du même point vers l'est. Côté transports, la station Bastille dessert trois lignes de métro et la gare de Lyon, pour la Bourgogne, les Alpes ou le Sud, est à une dizaine de minutes. Le quartier vit le soir sans être bruyant à cette hauteur du boulevard.
Prix : €€€, milieu de gamme supérieur
Ambiance : résidence contemporaine, tons neutres, esprit appartement
Chambres : 12 suites en trois catégories, Exclusive de 40 m², Prestige de 45 m² et Royale de 50 m², toutes avec cuisine équipée
Pour qui : séjours longs, familles, voyageurs qui préfèrent un appartement à une chambre
Ce que nous préférons : les baies vitrées ouvertes sur les pontons du port de l'Arsenal
Table : bar et service de petit déjeuner sur place, cuisine équipée dans chaque suite pour le reste
Services : réception 24 heures sur 24, salle de fitness, concept store, animaux acceptés, insonorisation récente
À voir autour : port de l'Arsenal (sur place), place de la Bastille (7 minutes à pied), Opéra Bastille (8 minutes), Marais (10 minutes), île Saint-Louis (15 minutes)
La plus petite suite, dite Exclusive, fait quarante mètres carrés ; la Prestige en compte cinq de plus, la Royale cinquante. Toutes suivent le même principe : parquet, tons neutres, mobilier choisi plutôt que standardisé, chambre séparée du séjour et cuisine complète. Les salles de bains sont privatives et équipées jusqu'aux peignoirs et chaussons. L'insonorisation, refaite, se remarque sur un boulevard passant. Les catégories hautes offrent le panorama le plus large sur la marina et sur la Bastille, et ce sont celles qu'il faut demander : la différence de prix se paie en mètres carrés et en vue.
C'est le pari de la maison, et il s'adresse à un profil précis. Avec une cuisine équipée, le marché Bastille du jeudi et du dimanche devient un programme, le boulanger du coin un rituel, et le dîner au restaurant un choix plutôt qu'une obligation. Les familles y trouvent la place que les hôtels parisiens du même niveau ne donnent pas, les voyageurs d'affaires en séjour prolongé une autonomie précieuse. On garde pourtant la réception, le ménage et le petit déjeuner, c'est-à-dire ce qu'une location saisonnière ne fournit jamais.
L'arrivée se fait à partir de quinze heures, le départ jusqu'à onze heures, une heure plus tôt que la moyenne. Les animaux sont acceptés et les enfants bienvenus. Le bâtiment n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, point à vérifier en amont. Douze suites seulement, sur un quartier très demandé : les catégories hautes partent longtemps à l'avance, en particulier au printemps et pendant la saison lyrique de l'Opéra Bastille.