Hôtel Monsieur Aristide
Nous avons été sensibles à l'idée qui tient cette maison debout : rendre Montmartre à...
La rue Tholozé monte droit vers le moulin, et l’Hôtel des Arts en occupe le début, à hauteur du Studio 28. La maison appartient à la même famille depuis 1960 et en est à sa troisième génération, ce qui, dans une ville où les enseignes changent de main tous les cinq ans, finit par se voir. Rien d’ostentatoire dans le décor : des chambres reprises une à une, du linge en percale de coton, des tissus de maisons françaises, des produits de bain que l’on connaît. Le bâtiment est étroit et haut, comme tous ceux de la rue, et la montée commence dès le trottoir.
Trois éléments ont emporté la décision. La régularité d’abord : une note élevée tenue sur plus d’un millier d’avis n’est pas le fait du hasard, c’est le signe d’une maison qui sait ce qu’elle fait. L’implantation ensuite, à l’intérieur du village et non à sa périphérie, ce qui change tout quand on veut sortir dîner sans reprendre le métro. Les équipements enfin, inattendus à cette échelle : un hammam privatif et une salle de sport dans un quatre-étoiles de quarante-neuf chambres, cela ne se rencontre pas souvent. On y trouve le confort d’une grande maison sans l’anonymat qui l’accompagne d’ordinaire.
La rue Tholozé est l’une des plus vivantes de Montmartre, et l’une des rares à garder ses commerces de quartier au milieu des terrasses. En face de l’hôtel, le Studio 28 projette toujours, et la rue continue de grimper jusqu’au Moulin de la Galette. Cinq minutes à pied suffisent pour rejoindre la place des Abbesses et son métro ; la rue Lepic et son marché sont au coin, le Sacré-Cœur au-dessus, la place du Tertre juste derrière. En descendant, on tombe sur Pigalle et ses salles de concert. C’est un emplacement de piéton, et sur la butte c’est le seul qui vaille.
Prix : €€€, haut de gamme
Vibe : maison de famille, Montmartre village, discret
Chambres : quarante-neuf, des Supérieures sur cour aux catégories hautes sur les toits
Pour qui : les séjours en couple, les voyageurs qui reviennent à Paris, les amateurs de cinéma et de quartiers vivants
Ce que nous préférons ici : le hammam privatif, que l’on réserve pour soi seul
À table : bar en libre-service qui sert le petit-déjeuner ; pour le reste, la rue Tholozé et la rue Lepic suffisent largement
Équipements : hammam privatif, salle de sport, location de vélos, navette aéroport, conciergerie en ligne
À voir autour : Studio 28 (en face), Moulin de la Galette, place des Abbesses (cinq minutes), rue Lepic, Sacré-Cœur et place du Tertre
Les quarante-neuf chambres se répartissent sur les étages d’un immeuble étroit, et c’est l’orientation qui fait la différence. Côté cour, on gagne un silence rare à Montmartre ; côté rue et dans les niveaux hauts, on gagne la lumière et, pour certaines, la vue sur les toits. Les catégories Supérieures offrent l’espace le plus confortable dès que l’on reste plus de deux nuits. La literie a été refaite, les salles de bains équipées de douches à pluie, et l’on retrouve partout le même soin porté aux textiles, qui est le vrai luxe d’un hôtel de cette taille.
Le hammam est privatif : on le réserve, on l’a pour soi, ce qui change complètement l’usage par rapport à un espace commun. À côté, la salle de sport est complète, avec les machines que l’on attendrait d’un établissement bien plus grand. Au rez-de-chaussée, le bar fonctionne en libre-service à toute heure et devient le matin la salle du petit-déjeuner ; c’est le lieu où l’on croise les autres clients, et le seul, la maison étant conçue pour le calme.
L’arrivée se fait à partir de quinze heures, le départ jusqu’à midi. Les enfants sont acceptés, les animaux non, et le bâtiment n’est pas aménagé pour les personnes à mobilité réduite : l’immeuble est ancien et la rue elle-même monte. On parle français, anglais et italien à la réception. Enfin, la maison loue des vélos et propose une navette aéroport, deux services qui simplifient beaucoup un séjour sur la butte.