L'aqueduc de la Dhuis : 25 kilomètres de canopée entre Chessy et le canal de l'Ourcq

L'aqueduc de la Dhuis : 25 kilomètres de canopée entre Chessy et le canal de l'Ourcq

17 juin 2026 11 min de lecture
Itinéraire expert sur l’aqueduc de la Dhuis, 25 km de canopée entre Chessy et le canal de l’Ourcq, pour une randonnée nature en Île-de-France, à pied ou à vélo.
L'aqueduc de la Dhuis : 25 kilomètres de canopée entre Chessy et le canal de l'Ourcq

Un ruban de gravier au-dessus de l’eau potable francilienne

Sur la carte, l’aqueduc de la Dhuis ressemble à un trait têtu qui file de la vallée de la Marne jusqu’aux portes de Paris, mais sur le terrain ce trait devient un chemin de randonnée étonnamment paisible. Ici, l’ouvrage d’ingénierie qui achemine l’eau potable depuis la Dhuis, affluent de la Marne dans l’Aisne, se transforme en promenade continue sous les arbres, loin des voitures et du vacarme de la région Île de France. L’aqueduc souterrain reste invisible, pourtant chaque pas sur ce ruban de gravier rappelle que l’Île-de-France ne se résume pas à la Seine, à la Marne ou à la carte postale de la tour Eiffel.

Construit pour alimenter Paris en eau, l’aqueduc de la Dhuis court sur 131 kilomètres entre Pargny-la-Dhuys, près de Château-Thierry, et les réservoirs de la capitale, tandis que la promenade de la Dhuis n’en suit qu’une portion soigneusement aménagée. Cette section de 27 kilomètres, dont environ 25 kilomètres entre Chessy et le canal de l’Ourcq, compose l’un des itinéraires les plus singuliers de randonnée en Île-de-France, parfaitement plat et ombragé, idéal pour une promenade aqueduc à pied ou à vélo. On marche littéralement au-dessus de l’eau, dans un corridor écologique où les chevreuils traversent parfois le sentier avec la nonchalance des habitués.

Pour un Francilien curieux qui connaît déjà les bords de Seine ou les classiques de Marne-la-Vallée, cette aqueduc de la Dhuis randonnée Île-de-France offre une alternative nette aux quais saturés du centre de Paris. Le tracé relie les paysages agricoles de Seine-et-Marne aux franges boisées de Seine-Saint-Denis, dessinant un parcours linéaire qui relie val d’Europe, Dampmart, Thorigny-sur-Marne et les lisières du Raincy sans jamais céder un mètre aux voitures. On est dans la région Île-de-France, mais l’ambiance rappelle davantage certains chemins ruraux d’Europe centrale que le périphérique voisin.

De Chessy au val d’Europe : un départ à contre-courant de Disneyland

Le meilleur départ pour apprivoiser l’aqueduc de la Dhuis se trouve à Chessy, à deux minutes du RER A, mais à l’opposé du flot qui se dirige vers Disneyland Paris. Depuis la gare de Marne-la-Vallée – Chessy, on quitte rapidement les centres commerciaux du val d’Europe pour rejoindre le talus discret où l’aqueduc Dhuis affleure, transformé en chemin blanc bordé de haies et de bosquets. En quelques centaines de mètres, la région Île se tait, les parkings disparaissent, et la promenade prend des allures de voie verte rurale.

Sur cette première portion, la randonnée épouse la topographie douce de la Seine-et-Marne, avec des vues régulières sur la Marne et sur les villages de Dampmart ou de Thorigny-sur-Marne qui accrochent leurs toits au-dessus des bords de Marne. Le contraste est saisissant entre l’urbanisme dense de Marne-la-Vallée et la simplicité de ce parcours linéaire, où l’on suit l’aqueduc souterrain comme on suivrait un fil d’Ariane entre champs de blé, vergers et lisières boisées. Pour les amateurs de vélo, ce tronçon se combine facilement avec un itinéraire à vélo en Île-de-France entre Paris, Versailles et Chevreuse, en s’inspirant d’un parcours francilien à vélo sur deux jours déjà balisé.

Les familles privilégieront souvent la variante courte Chessy – Villeparisis, environ 12 kilomètres, qui permet de goûter à l’esprit de cette aqueduc de la Dhuis randonnée Île-de-France sans se lancer dans l’intégralité des 25 kilomètres. On peut préparer son parcours en téléchargeant une trace GPX fiable, parfois fournie en PDF par les offices de tourisme de Seine-et-Marne, afin de repérer les accès aux gares et les points d’eau. Le terrain reste plat, mais la longueur impose tout de même de bonnes chaussures et une gestion attentive des pauses, surtout en été quand la lumière écrase les champs.

Un corridor écologique entre Marne, Seine et canal de l’Ourcq

Au fil des kilomètres, l’aqueduc Dhuis devient bien plus qu’un simple ouvrage hydraulique, il se mue en colonne vertébrale verte entre Marne et Seine. La promenade traverse les bois de Bernouille puis de Bondy, offrant une canopée continue qui protège du vent et du soleil, tout en laissant filtrer des vues sur la plaine de la Marne et sur les infrastructures de la métropole parisienne. On chemine au-dessus du souterrain Dhuys, mais l’œil se laisse happer par les pics épeiches, les orchidées sauvages au printemps et les chevreuils qui filent entre les troncs.

Ce corridor écologique relie des paysages contrastés, des champs ouverts de Seine-et-Marne aux franges urbaines de Seine-Saint-Denis, en passant par les zones plus denses proches de Saint-Denis et du Raincy. L’aqueduc de la Dhuis randonnée Île-de-France fonctionne alors comme une ligne de fuite, un moyen de traverser la région Île sans jamais longer une nationale, en restant sur un chemin réservé aux piétons et aux cyclistes. Pour prolonger cette logique de voyage au fil de l’eau, on peut consacrer un autre dimanche à une balade le long du Loing, en s’inspirant d’un itinéraire de halage entre Moret et Nemours qui partage le même goût pour les chemins de traverse.

À l’approche du canal de l’Ourcq, la promenade aqueduc se connecte naturellement aux itinéraires cyclables qui filent vers Paris ou vers la Seine-et-Marne intérieure, créant un maillage discret mais efficace pour qui veut voyager en Île-de-France sans voiture. Les bords de Marne, de Seine ou de Marne-Seine deviennent alors des options complémentaires, à combiner avec ce ruban de gravier pour composer un week-end entier au rythme de l’eau. On comprend pourquoi l’organisme Île-de-France Nature a intégré cette promenade de la Dhuis parmi ses grandes randonnées emblématiques, au même titre que certains sentiers de halage plus connus.

Techniques, traces GPX et cartes PDF : préparer son itinérance

Pour profiter pleinement de l’aqueduc de la Dhuis, mieux vaut aborder cette randonnée comme un petit voyage linéaire plutôt qu’une simple balade dominicale. La première étape consiste à choisir son sens de parcours, soit un départ à Chessy côté Marne, soit un départ plus urbain vers Bondy ou le Raincy, en fonction des correspondances avec Paris et la petite couronne. Dans les deux cas, la logique reste la même : suivre le talus de l’aqueduc souterrain en restant attentif aux rares traversées de routes et aux accès aux gares.

Les randonneurs aguerris téléchargeront une trace GPX détaillée, souvent proposée par les associations de randonnée ou par les collectivités de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis, afin de repérer précisément les points de sortie vers les gares RER. Certains sites institutionnels mettent également à disposition des fiches PDF à télécharger, qui décrivent le parcours étape par étape, avec les distances, les temps de marche et les accès aux transports. Ces documents complètent utilement la signalétique sur le terrain, même si le chemin reste globalement rectiligne et facile à suivre.

Avant de partir, il est recommandé de vérifier l’état des sentiers, de prévoir suffisamment d’eau et de consulter les informations de Val d’Europe Agglomération, propriétaire d’une grande partie de l’ouvrage, notamment sur les éventuels travaux. Les consignes de base restent valables pour cette aqueduc de la Dhuis randonnée Île-de-France : chaussures adaptées, respect de la faune et de la flore, et attention particulière aux sections plus fréquentées près des zones urbaines. Une fois ces précautions prises, le chemin se prête aussi bien aux marcheurs solitaires qu’aux groupes d’amis qui veulent relier deux gares sans jamais quitter la canopée.

Un patrimoine d’ingénierie hydraulique au service du quotidien

Derrière la quiétude de la promenade, l’aqueduc de la Dhuis reste avant tout une infrastructure vitale pour l’alimentation en eau potable de la métropole parisienne. L’ouvrage gravitaire, construit en maçonnerie et utilisant la pente naturelle du terrain, transporte l’eau depuis les sources de la Dhuis près de Pargny-la-Dhuys, dans l’Aisne, jusqu’aux réservoirs qui alimentent Paris et plusieurs communes traversées. Cette prouesse d’ingénierie hydraulique du XIXe siècle permet un transport de l’eau sans pompage, uniquement grâce à la gravité, avec une régularité qui force encore le respect.

Les chiffres donnent la mesure de cet héritage : « L'aqueduc mesure 131 km de long. », « Il a été construit en 1865. », « La promenade s'étend sur 27 km. ». Aujourd’hui, Val d’Europe Agglomération gère une partie importante de cet aqueduc Dhuys, dont plusieurs kilomètres traversent Chessy et les communes voisines de Marne-la-Vallée, où l’ouvrage cohabite avec les infrastructures contemporaines. La restauration régulière de certaines sections garantit la pérennité de l’alimentation en eau potable tout en maintenant la qualité de la promenade aqueduc en surface.

Ce double usage, à la fois utilitaire et récréatif, fait de l’aqueduc souterrain un cas d’école en Europe pour la reconversion douce des infrastructures techniques en itinéraires de nature. Entre Saâcy-sur-Marne, Condé-en-Brie, Château-Thierry ou les communes plus urbaines proches de Saint-Denis, la même logique s’impose : protéger la ressource en eau tout en offrant aux habitants un accès privilégié à la nature. Marcher sur l’aqueduc de la Dhuis, c’est donc parcourir un morceau de géographie cachée de l’Île-de-France, pas la cour de marbre, mais l’escalier dérobé.

FAQ sur l’aqueduc de la Dhuis et sa randonnée

Quelle est la longueur de l’aqueduc de la Dhuis et de la promenade ?

L’aqueduc de la Dhuis mesure 131 kilomètres entre Pargny-la-Dhuys, dans l’Aisne, et les réservoirs qui alimentent Paris en eau potable. La portion aménagée en promenade de la Dhuis s’étend sur environ 27 kilomètres, dont 25 kilomètres particulièrement continus entre Chessy et le canal de l’Ourcq. Cette section constitue le cœur de l’itinéraire de randonnée en Île-de-France le plus intéressant pour les marcheurs et les cyclistes.

Où commencer la randonnée sur l’aqueduc de la Dhuis en Île-de-France ?

Les deux points de départ les plus pratiques se situent à proximité immédiate des transports en commun franciliens. À l’est, on peut partir de la gare de Marne-la-Vallée – Chessy sur le RER A, à côté du secteur de val d’Europe mais à l’écart de Disneyland Paris. À l’ouest, un départ depuis les gares de Bondy ou du Raincy sur le RER E permet de rejoindre rapidement le canal de l’Ourcq et les liaisons vers Paris.

Le sentier de l’aqueduc de la Dhuis est-il adapté aux familles et aux débutants ?

Le tracé de l’aqueduc de la Dhuis est presque entièrement plat, large et bien dégagé, ce qui le rend adapté aux familles et aux randonneurs débutants. La variante courte entre Chessy et Villeparisis, d’environ 12 kilomètres, constitue un bon compromis pour une première expérience, avec des gares de part et d’autre pour faciliter le retour. Il suffit de prévoir de l’eau, un chapeau en été et des chaussures de marche correctes pour profiter sereinement de la journée.

Peut-on parcourir l’aqueduc de la Dhuis à vélo et existe-t-il des traces GPX ?

Une grande partie de la promenade de la Dhuis se prête très bien au vélo, à condition de respecter les piétons et de rester prudent aux intersections avec les routes. De nombreuses associations et collectivités mettent à disposition des traces GPX à télécharger, parfois accompagnées de fiches PDF détaillant les distances, les accès aux gares et les points d’intérêt. Ces ressources facilitent la préparation d’itinéraires combinant l’aqueduc avec d’autres voies vertes de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis ou des bords de Marne.

L’aqueduc de la Dhuis est-il toujours en service pour l’alimentation en eau ?

Oui, l’aqueduc de la Dhuis reste en service pour l’alimentation en eau potable de Paris et de plusieurs communes de la région Île-de-France. L’ouvrage gravitaire transporte l’eau depuis les sources de la Dhuis, près de Pargny-la-Dhuys et de Château-Thierry, jusqu’aux réservoirs franciliens, tout en supportant en surface un chemin de randonnée et de promenade. Cette cohabitation entre infrastructure stratégique et itinéraire de nature impose le respect strict des consignes de protection de la ressource en eau le long du parcours.