Grand Powers Hotel
Nous avons distingué cette maison pour sa façon de rester confidentielle en plein Triangle d'Or....
L'avenue George V est une des adresses les plus convenues de Paris, et c'est précisément ce qui rend celle-ci intéressante. Le bâtiment ne mime pas ses voisins : lignes nettes, pierre claire, grandes ouvertures, une écriture contemporaine assumée dans un quartier qui n'en compte presque pas. Le studio Antonio Citterio Patricia Viel a conçu l'ensemble comme une maison italienne posée à Paris, organisée autour d'une cour plantée d'arbres adultes que l'on découvre en franchissant le hall. Le marbre, les bois sombres et la soie remplacent les dorures attendues. On entre dans un cinq-étoiles parisien et l'on se retrouve, sans transition, en Lombardie.
La première raison tient à la proportion de suites : trois clés sur quatre, la plupart dotées d'une terrasse ou d'une loggia, ce qui est rarissime dans ce quartier où l'extérieur se négocie au mètre carré. La deuxième est le spa, mille trois cents mètres carrés et un bassin de vingt-cinq mètres, une échelle que peu d'hôtels parisiens peuvent afficher. La troisième est la cohérence : même studio pour l'architecture, les intérieurs et le mobilier, même parti pris italien jusque dans l'assiette. Rien n'est laissé à la juxtaposition, et cela se sent dès le hall.
Trente avenue George V, c'est le centre exact du triangle d'or, entre les Champs-Élysées et l'avenue Montaigne. Les maisons de couture sont dans la rue d'à côté, le Grand Palais à dix minutes à pied, la Seine et le pont de l'Alma à cinq. La station George V ouvre sur les Champs-Élysées, Alma-Marceau descend vers la rive gauche et le musée du quai Branly. Le quartier vit à deux vitesses : intense en journée, calme dès la nuit tombée. Pour une escapade urbaine sans voiture, tout se fait à pied ou en deux stations.
Prix : €€€€, catégorie luxe
Ambiance : contemporain italien, marbre et bois sombres, calme feutré
Chambres : 76 chambres et suites, dont environ trois quarts de suites avec terrasse ou loggia, et un penthouse de 400 m² prolongé par 600 m² de terrasses plantées
Pour qui : couples en week-end urbain, amateurs de design et d'architecture, voyageurs qui veulent un vrai spa à Paris
Ce que nous préférons : le jardin suspendu du penthouse, planté d'essences méditerranéennes et d'arbres fruitiers
Table : Il Ristorante, cuisine italienne du chef Niko Romito, et un bar au comptoir d'onyx et aux bois laqués noirs
Services : spa de 1 300 m², piscine de 25 m, jacuzzi d'inspiration romaine, dix cabines de soins, salle de fitness, parking privé, animaux acceptés
À voir autour : avenue Montaigne (3 minutes à pied), pont de l'Alma (5 minutes), Champs-Élysées (5 minutes), Grand Palais (10 minutes), tour Eiffel (15 minutes)
C'est le chiffre qui résume la maison. Les suites y sont pensées comme des appartements privés, meublées de bois sombres et de soies, avec des salles de bains en marbre et, pour la plupart, une terrasse ou une loggia ouverte sur la cour ou sur les toits. Le penthouse pousse la logique à son terme : quatre cents mètres carrés intérieurs, six cents mètres carrés de terrasses et un jardin suspendu planté d'essences méditerranéennes et d'arbres fruitiers, avec la ville en panorama. Les murs portent des photographies et des pièces liées à l'histoire de la maison de joaillerie, seule concession explicite à la marque.
Le spa occupe mille trois cents mètres carrés et constitue, à lui seul, une raison de venir. La piscine mesure vingt-cinq mètres, une longueur presque inconnue dans l'hôtellerie parisienne, habillée de mosaïques. S'y ajoutent un jacuzzi d'inspiration romaine, un sauna, dix cabines de soins et une salle de fitness. Dans un quartier où les hôtels composent souvent avec des sous-sols étroits, disposer de cette surface change la façon dont on occupe une journée de pluie.
La table est confiée à Niko Romito, chef abruzzais distingué de trois étoiles dans son restaurant d'origine. Sa cuisine cherche la pureté : peu d'éléments dans l'assiette, des cuissons exactes, un répertoire italien classique revisité sans effet. Le bar, avec son comptoir d'onyx et son plafond inspiré d'une pièce de joaillerie, fonctionne comme le salon de la maison, autant pour les clients que pour le quartier. Le petit déjeuner se prend volontiers dans la cour dès que la saison le permet.
Nous avons distingué cette maison pour sa façon de rester confidentielle en plein Triangle d'Or....
Nous recommandons cette adresse à ceux pour qui un séjour parisien commence par la table...
Ce qui nous a convaincus ici, c’est la façon dont une adresse de 1928 tient...